Pourquoi le marché de l’art connaît un véritable essorde Aristophil

Tableaux, sculptures et gravures séduisent toujours plus: le marché mondial de l’art a bondi de 17% au premier semestre 2014.

Détenir une peinture de Roy Lichtenstein ou un vase de porcelaine chinoise peut faire rêver… mais pour les admirer dans son salon, encore faut-il pouvoir débourser plusieurs centaines de milliers de dollars! Malgré le prix exorbitant de certaines œuvres d’art, Artprice.com, société spécialisée dans le marché de l’art, a observé une hausse de 17% du marché au premier semestre 2014. Les ventes aux enchères publiques dans le monde ont totalisé 5,22 milliards d’euros sur la période. Désormais, 70 millions de personnes consomment de l’art dans le monde, contre 500.000 après la Seconde guerre mondiale.
La société de ventes aux enchères Christie’s confirme la tendance: « Nous avons observé une hausse de 12% de nos ventes, à 3,4 milliards d’euros, et de 24% de nouveaux acheteurs au premier semestre», souligne-t-elle dans un communiqué. « Désormais, la clientèle ne se limite plus à une tranche plus âgée de la population. On observe de plus en plus de trentenaires, cadres supérieurs, qui possèdent de très belles collections», explique Thierry Ehrmann, président-fondateur d’Artprice.com. Combiner le mobilier Ikéa et un lustre italien en verre de Murano ne serait plus de mauvais goût.

Un rendement annuel qui peut atteindre 15%

L’intérêt pour l’art, au-delà du plaisir, s’explique en partie par la plus grande accessibilité du marché via Internet. « En dehors des œuvres millionnaires, les ventes sont majoritairement effectuées par Internet», indique Thierry Ehrmann. De fait, l’activité en ligne a augmenté de 71% en six mois pour Christie’s, et la société américaine Sotheby’s a même annoncé un partenariat avec eBay.
La plus grande transparence du marché rassurerait aussi les potentiels acheteurs car elle permet d’acquérir toutes les informations sur une pièce. Un particulier peut donc connaître l’historique et les détails d’une calligraphie chinoise du XVIIIe siècle sans l’avoir vue de ses propres yeux. Mais ces données servent surtout à calculer la rentabilité brute du bien, c’est-à-dire son rendement. « Les œuvres supérieures à 50.000 euros génèrent 7% de rendement par an et celles à partir de 100.000 euros garantissent 12% à 15%», affirme Thierry Ehrmann.

Par Pauline Chateau

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Source: Aristophil

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